✍️grammaire

Grammaire : tout savoir sur les propositions subordonnées

7 juin 2026 7 min de lecture

Tu galères avec les propositions subordonnées ? Pas de panique, c'est plus simple qu'il n'y paraît. Dans cet article, on va tout déchiffrer ensemble : ce que c'est, comment les reconnaître, les différents types, et les erreurs à éviter. À la fin, tu seras un(e) pro de la phrase complexe !

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?

Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Dans une phrase, il peut y avoir plusieurs propositions. La proposition principale est celle qui pourrait exister toute seule, tandis que la subordonnée dépend d'elle : elle n'a pas de sens autonome. Exemple : Je mange une pomme qui est mûre. La principale = Je mange une pomme ; la subordonnée = qui est mûre (elle donne une précision). La subordonnée est introduite par un mot subordonnant (pronom relatif, conjonction de subordination, mot interrogatif).

Les trois grandes catégories de subordonnées

1. La subordonnée relative

Elle complète un nom ou un pronom (l'antécédent). Elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel et ses composés. Exemple : Le livre que tu lis est intéressant. Ici, que tu lis est la subordonnée relative, elle donne une information sur le livre. Astuce : on peut souvent la supprimer sans rendre la phrase incorrecte (mais elle perd du sens).

2. La subordonnée complétive (ou conjonctive)

Elle complète un verbe, un nom ou un adjectif. Elle est introduite par que (ou ce que, ce qui). Exemple : Je pense que tu as raison. Ici, que tu as raison est COD du verbe penser. Attention : ne pas confondre avec la relative ! La complétive ne peut pas être supprimée sans changer le sens de la phrase.

3. La subordonnée circonstancielle

Elle exprime une circonstance (temps, cause, conséquence, but, condition, concession…). Introduite par une conjonction de subordination : quand, parce que, bien que, si, pour que, etc. Exemple : Je sors parce qu'il fait beau. Ici, parce qu'il fait beau donne la cause. Chaque type a ses propres conjonctions : temps (quand, lorsque), cause (parce que, puisque), conséquence (si bien que), but (pour que, afin que), condition (si, à condition que), concession (bien que, quoique).

Comment reconnaître une subordonnée ?

Méthode simple : 1) Repère tous les verbes conjugués dans la phrase. 2) Chaque verbe correspond à une proposition. 3) Cherche le mot introducteur (relatif, conjonction, mot interrogatif). 4) Vérifie si la proposition peut être déplacée ou supprimée (pour les relatives et circonstancielles, oui ; pour les complétives, non). Exemple : Quand tu viendras, on ira au cinéma. Deux verbes : viendras et ira. Quand tu viendras est subordonnée circonstancielle de temps, déplaçable : On ira au cinéma quand tu viendras.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre relative et complétive : la relative a un antécédent (nom) et peut être supprimée ; la complétive est essentielle au verbe. Exemple : Je vois que tu travailles (complétive) vs Je vois le chat qui dort (relative).
  • Oublier le subordonnant : dans Je pense tu as raison, il manque que. Toujours vérifier la présence du mot introducteur.
  • Mal accorder le verbe dans la subordonnée : le verbe de la subordonnée s'accorde avec son sujet, qui peut être un pronom relatif. Exemple : Les fleurs que tu as cueillies (accord du participe passé avec COD placé avant).

Conseils pour progresser

Entraîne-toi avec des exercices sur AlloGrammaire.fr ou consulte les fiches récapitulatives. Pour le brevet ou le bac, ces notions sont essentielles : n'hésite pas à revoir les cours sur notre site et à t'entraîner sur AlloBrevet ou AlloBac. Petit à petit, tu deviendras un(e) as de la grammaire !

Conclusion

Les propositions subordonnées sont partout dans les phrases complexes. En les maîtrisant, tu améliores ta compréhension et ta rédaction. Rappelle-toi : relative = précise un nom, complétive = complète un verbe, circonstancielle = donne une circonstance. Avec de la pratique, tu les repéreras en un coup d'œil. Continue comme ça !

📚 Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?

Une proposition subordonnée est un groupe de mots contenant un verbe conjugué, qui dépend d'une proposition principale. Elle ne peut pas fonctionner seule et est introduite par un mot subordonnant (pronom relatif, conjonction de subordination, etc.).

Comment distinguer une subordonnée relative d'une complétive ?

La relative complète un nom (antécédent) et peut être supprimée sans rendre la phrase incorrecte. La complétive complète un verbe (souvent COD) et ne peut pas être supprimée. Exemple : 'Le chat qui dort' (relative) vs 'Je pense que tu as raison' (complétive).

Quels sont les principaux types de subordonnées circonstancielles ?

Les subordonnées circonstancielles expriment le temps (quand, lorsque), la cause (parce que, puisque), la conséquence (si bien que), le but (pour que, afin que), la condition (si, à condition que) ou la concession (bien que, quoique).

Une subordonnée peut-elle être au subjonctif ?

Oui, certaines subordonnées (notamment complétives après des verbes de volonté ou de sentiment, ou circonstancielles de but et de concession) exigent le subjonctif. Exemple : 'Il faut que tu viennes' (subjonctif présent).

Comment analyser une phrase complexe avec plusieurs subordonnées ?

Repère d'abord tous les verbes conjugués. Chaque verbe correspond à une proposition. Identifie le mot introducteur de chaque subordonnée, puis détermine sa fonction par rapport à la principale. Fais un schéma si nécessaire.

Bravo ! Tu as lu cet article
Inscris-toi pour sauvegarder ta progression et gagner des XP
Creer mon compte
propositions subordonnéesgrammaire : tout savoir sur les propositions subordonnéessubordonnée relativesubordonnée complétivesubordonnée circonstancielle
Littera