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Grammaire : les 3 erreurs fréquentes sur les propositions subordonnées

23 août 2026 7 min de lecture

Tu penses maîtriser les propositions subordonnées ? Pourtant, même les meilleurs font parfois des erreurs. Pas de panique ! Dans cet article, on passe en revue les 3 erreurs les plus fréquentes et on te donne des astuces pour les éviter. À la fin, tu seras incollable sur le sujet. C'est parti !

1. Erreur n°1 : Confondre proposition subordonnée relative et conjonctive

La première erreur, c'est de mélanger les deux types de subordonnées les plus courantes : la relative et la conjonctive. Pourtant, elles sont faciles à distinguer si tu connais leurs particularités.

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée relative ?

Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses composés. Elle complète un nom (ou un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur ce nom.

  • Exemple : Le chat qui dort est mignon. → La subordonnée « qui dort » complète le nom « chat ».
  • Exemple : J'ai lu le livre dont tu m'as parlé. → « dont tu m'as parlé » complète « livre ».

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée conjonctive ?

Une proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination : que, quand, comme, si, lorsque, puisque, quoique, etc. Elle complète généralement le verbe de la principale et a une fonction de complément circonstanciel ou de complément d'objet.

  • Exemple : Je pense que tu as raison. → « que tu as raison » est COD du verbe « pense ».
  • Exemple : Quand il pleut, je reste à la maison. → « quand il pleut » est complément circonstanciel de temps.

Comment éviter cette confusion ?

Pose-toi la question : le mot introducteur est-il un pronom (qui, que, dont…) ou une conjonction (que, quand, si…) ? Attention : « que » peut être les deux ! Mais dans ce cas, regarde s'il y a un antécédent. S'il y en a un, c'est une relative ; sinon, c'est une conjonctive.

  • Exemple : La chanson que tu chantes est belle. → « que » reprend « chanson » (antécédent) : relative.
  • Exemple : Je crois que tu chantes bien. → « que » n'a pas d'antécédent : conjonctive.

2. Erreur n°2 : Oublier que le pronom relatif « qui » est sujet

Deuxième erreur classique : ne pas accorder le verbe de la subordonnée relative avec le pronom « qui ». En effet, « qui » est toujours sujet du verbe de la relative. Il faut donc accorder le verbe avec l'antécédent de « qui ».

Exemples pour bien comprendre

  • Exemple : Les élèves qui travaillent réussissent. → « qui » reprend « élèves » (pluriel), donc on écrit « travaillent » et non « travaille ».
  • Exemple : C'est moi qui suis responsable. → « qui » reprend « moi » (1ère personne du singulier), donc « suis ». Attention, on écrit souvent « c'est moi qui est » à tort !
  • Exemple : Toi qui lis cet article, tu es motivé. → « qui » reprend « toi » (2ème personne), donc « lis ».

Astuce pour ne plus te tromper

Remplace le groupe « qui + verbe » par le pronom personnel correspondant : « ils travaillent », « je suis », « tu lis ». Si la phrase reste correcte, tu as trouvé la bonne conjugaison.

Cette erreur est très fréquente, surtout à l'oral. En l'évitant, tu montreras que tu maîtrises les subtilités de la langue française !

3. Erreur n°3 : Mal employer le mode dans les subordonnées conjonctives

La troisième erreur concerne le choix du mode (indicatif ou subjonctif) dans les subordonnées conjonctives. Selon le verbe ou la locution qui introduit la subordonnée, on doit utiliser un mode précis. Beaucoup d'élèves utilisent l'indicatif à la place du subjonctif, ou inversement.

Quand utiliser le subjonctif ?

On utilise le subjonctif après des verbes exprimant le souhait, le doute, la nécessité, le regret, l'interdiction, etc. Par exemple : vouloir que, souhaiter que, douter que, il faut que, regretter que, interdire que

  • Exemple : Je veux que tu viennes. → subjonctif présent (viennes).
  • Exemple : Il faut que nous partions. → subjonctif présent (partions).
  • Exemple : Je doute qu'il ait raison. → subjonctif présent (ait).

Quand utiliser l'indicatif ?

On utilise l'indicatif après des verbes de déclaration, d'opinion, de perception, etc. Par exemple : dire que, penser que, croire que, savoir que, voir que

  • Exemple : Je pense qu'il viendra. → futur de l'indicatif.
  • Exemple : Elle dit qu'elle a fini. → passé composé de l'indicatif.

Piège : les verbes comme « espérer »

Attention, certains verbes comme « espérer » se construisent avec l'indicatif (je pense qu'il viendra) alors qu'on pourrait croire qu'il faut le subjonctif. On dit bien : « J'espère qu'il viendra » et non « qu'il vienne ». Pour ne pas te tromper, apprends les listes de verbes et fais des exercices.

Conseils de méthode pour progresser

Voici quelques conseils pour éviter ces erreurs et améliorer ta grammaire :

  • Identifie toujours la proposition principale et la subordonnée. Repère le mot introducteur et sa nature.
  • Analyse la fonction de la subordonnée. Est-elle complément du nom ? Complément d'objet ? Complément circonstanciel ?
  • Vérifie le mode. Demande-toi si le verbe introducteur exige le subjonctif ou l'indicatif.
  • Fais des exercices régulièrement. La grammaire, ça se travaille ! Tu peux t'entraîner avec des exercices en ligne sur AlloGrammaire.
  • Relis-toi à voix haute. Parfois, l'oreille détecte des erreurs que l'œil ne voit pas.

Conclusion : Tu es prêt à dompter les subordonnées !

Voilà, tu connais maintenant les 3 erreurs les plus fréquentes sur les propositions subordonnées. En les évitant, tu gagneras en précision et en clarté dans tes écrits. N'oublie pas : la grammaire est une compétence qui se développe avec la pratique. Alors, lance-toi et fais des exercices ! Tu peux aussi consulter nos fiches de révision pour approfondir.

Et si tu prépares le brevet ou le bac, n'oublie pas de jeter un œil à AlloBrevet et AlloBac pour des ressources adaptées à tes examens.

Allez, à toi de jouer !

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une proposition subordonnée relative et une conjonctive ?

Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où…) et complète un nom (l'antécédent). Une proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, si…) et complète généralement le verbe de la principale.

Pourquoi faut-il accorder le verbe avec 'qui' dans une subordonnée relative ?

Le pronom relatif 'qui' est toujours sujet du verbe de la subordonnée. Il faut donc accorder le verbe avec l'antécédent de 'qui'. Par exemple, on dit 'les élèves qui travaillent' (accord avec 'élèves', pluriel) et non 'qui travaille'.

Quand utilise-t-on le subjonctif dans une proposition subordonnée conjonctive ?

On utilise le subjonctif après des verbes ou des locutions exprimant le souhait, le doute, la nécessité, le regret, l'interdiction, etc. Par exemple : 'vouloir que', 'il faut que', 'douter que', 'regretter que'.

Quelle est l'erreur la plus courante sur les propositions subordonnées ?

L'erreur la plus courante est de confondre la proposition subordonnée relative et la conjonctive, surtout quand le mot introducteur est 'que'. Il faut vérifier s'il y a un antécédent : si oui, c'est une relative ; sinon, c'est une conjonctive.

Comment ne plus faire d'erreurs sur les propositions subordonnées ?

Il faut s'entraîner régulièrement, identifier la nature et la fonction des subordonnées, vérifier le mode (indicatif ou subjonctif) et relire ses phrases à voix haute. Des exercices en ligne peuvent aider, comme ceux proposés sur AlloGrammaire.

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